Julien Brugerolles attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur la nécessité de reconsidérer les modalités d’élaboration de la carte scolaire en milieu rural, dans un contexte de baisse démographique.
Dans de nombreux territoires ruraux, la diminution du nombre d’élèves se traduit aujourd’hui par des fermetures de classes et des suppressions de postes, répondant à une logique essentiellement comptable d’ajustement des moyens. Cette approche suscite une vive incompréhension parmi les élus locaux, les équipes éducatives et les familles. Dans le département du Puy-de-Dôme, la carte scolaire pour la rentrée 2026 prévoit ainsi la fermeture de 36 classes, illustrant concrètement cette logique.
Pourtant, cette évolution démographique pourrait constituer une véritable opportunité pour améliorer les conditions d’enseignement et d’apprentissage. Des effectifs allégés permettraient de renforcer l’accompagnement individualisé des élèves, de mieux répondre aux besoins spécifiques, notamment dans des territoires confrontés à des fragilités sociales ou à l’accueil de publics particuliers et de favoriser la réussite de tous. Par ailleurs, les écoles rurales jouent un rôle essentiel en matière d’aménagement du territoire et d’attractivité des communes. Leur fragilisation, par des fermetures de classes répétées, contribue à dégrader l’accès au service public d’éducation de proximité et à accentuer les inégalités territoriales.
Aussi, il lui demande si le Gouvernement entend changer de logique en matière de carte scolaire et envisager la baisse démographique en milieu rural non plus comme une contrainte budgétaire, mais comme une opportunité d’amélioration du service public d’éducation, au bénéfice des élèves et des territoires.
Question N° 14257 de Julien Brugerolles
Question publiée au JO le 31 mars 2026, page 3023







