Carte scolaire et moyens d’enseignement pour la rentrée 2026

Carte scolaire et moyens d'enseignement pour la rentrée 2026

Julien Brugerolles interroge M. le ministre de l’éducation nationale sur l’évolution des moyens d’enseignement et les mesures de carte scolaire prévues pour la rentrée scolaire 2026 dans l’académie de Clermont-Ferrand et plus particulièrement dans la 5e circonscription du Puy-de-Dôme.

À la rentrée prochaine, les suppressions de postes prévues par la loi de finances, les mesures de carte scolaire dans le premier degré et les diminutions de dotations horaires dans le second degré suscitent de vives inquiétudes dans les établissements, auprès des équipes pédagogiques, des élus locaux et des familles. Dans l’académie de Clermont-Ferrand et plus particulièrement dans la 5e circonscription du Puy-de-Dôme, la baisse démographique est avancée pour justifier une diminution importante des moyens d’enseignement. Le schéma arrêté prévoit ainsi le retrait de 49 postes dans le premier degré et un nombre équivalent dans le second degré. Dans la 5e circonscription du Puy-de-Dôme, ces décisions suscitent de nombreuses interrogations quant à leur adéquation avec les réalités locales.

Lors d’une question orale posée le mardi 17 février 2026 par M. le député, M. le ministre a assuré que la carte scolaire reposait sur une répartition des moyens prenant en compte les évolutions démographiques ainsi que les spécificités territoriales, sociales et géographiques, notamment grâce à l’indice d’éloignement. Il a également affirmé que ces décisions étaient conduites dans le dialogue avec les acteurs locaux. Toutefois, sur le terrain, de nombreux élus, parents d’élèves et enseignants ont le sentiment que les décisions prises relèvent davantage d’une logique comptable que d’une véritable prise en compte des réalités locales.

Dans ces territoires, les écoles fonctionnent majoritairement en classes multiniveaux, voire en classes uniques, ce qui nécessite un encadrement renforcé. Les collèges ruraux jouent également un rôle structurant pour l’aménagement et l’attractivité des territoires, tout en accueillant des élèves dont les indices de position sociale sont souvent faibles. Par ailleurs, certains lycées, notamment dans le bassin de Thiers, sont engagés dans des démarches visant à améliorer la réussite des élèves, parfois dans un contexte d’effectifs en hausse. En outre, malgré les déclarations de M. le ministre, plusieurs élus locaux estiment n’être pas réellement associés aux décisions en amont et déplorent un dialogue insuffisant, tardif, voire confus. Cette situation alimente un sentiment d’incompréhension et d’inquiétude quant à l’avenir de l’offre éducative en milieu rural.

Au regard de ces éléments, il lui demande si le Gouvernement est prêt à reconsidérer la carte scolaire et les dotations des collèges et des lycées pour la rentrée 2026, comment il entend concrètement garantir la prise en compte des réalités territoriales et sociales dans l’évolution des moyens d’enseignement et sortir d’une approche principalement fondée sur les seuls effectifs. Dans le même sens, il souhaite connaître les garanties que le Gouvernement peut apporter quant à la préservation d’une offre scolaire de qualité et de proximité dans les territoires ruraux, afin de répondre aux enjeux d’égalité des chances et d’aménagement du territoire.

Question N° 13420 de Julien Brugerolles

Question publiée au JO le 10 mars 2026, page 2034

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